Dans le cadre de ses missions, l’Autorité de Régulation du secteur de l’Electricité (ARE) a procédé à la remise officielle de deux avis conformes à la société CONGO RELIABLE ENERGY SEKO SARL (CRE SEKO) dont l’un relatif au tarif final et l’autre relatif à la demande de régularisation d’un titre de production, de distribution et de commercialisation de l’électricité produite par la centrale hydroélectrique de Mungombe, d’une capacité de 1 900 kW – une centrale située dans le territoire de Mwenga, dans la province du Sud-Kivu.
A l’instar des autres projet, Professeure Sandrine MUBENGA NGALULA, Directeur général de l’ARE, veut voir ce projet qui était tombé dans la vétusté au Sud-Kivu reprendre vie.
Le projet porte sur la réhabilitation et la modernisation de la centrale à travers le remplacement d’équipements essentiels – notamment les turbines et les alternateurs – datant de plus de 80 ans. Il s’agit d’une intervention qui vise à accroître la puissance installée, à améliorer la qualité du courant produit et à permettre la densification ainsi que l’extension du réseau électrique dans la ville de Kamituga et ses environs.
La première phase du projet est achevée, avec le remplacement complet du premier groupe turbo-alternateur et grâce à cette opération la capacité de production est passée de 300 kW en 2022 à 660 kW actuellement. À terme, le projet permettra d’alimenter environ 12 000 ménages. À ce jour, l’électricité produite bénéficie à près de 27 établissements scolaires et 15 structures de santé, dont l’Hôpital Général de Référence de Kamituga, plusieurs polycliniques et centres de santé.
L’expertise tchèque à l’œuvre
Mme Florence, la gérante du projet, a expliqué que CRE SEKO est la société qui est en train de réhabiliter la centrale hydroélectrique de Mungombe, construite en 1937 par les Belges. « C’était pour l’ex Société minière et industrielle du Kivu (SOMINKI) et lorsque les responsables de cette dernière société étaient partis tout était abandonné. Quand la population était dans l’obscurité, celle-ci était venue vers moi pour me demander de l’assistance, moi aussi je suis partie en République Tchèque où j’ai eu de l’assistance », a-t-elle expliqué.
Les Tchèques, a-t-elle ajouté, sont descendus sur le terrain pour vérifier l’état de la centrale et lorsqu’ils étaient arrivés sur place ils ont dit que c’est eux-mêmes qui fabriquent tous les matériels nécessaires à cette centrale. « Nous allons réhabiliter cette centrale », ont-ils dit.
A en croire, Mme Florence, il n’y a que les Tchèques qui ont cette nouvelle technologie, qui n’est pas partout en RDC, sauf à Mwenga. « Pour le moment, il y a au moins 15 000 abonnés. La production n’est pas encore bonne, on a amené des machines pour voir comment ça va marcher. Dieu merci ça va bien. L’objectif est d’atteindre 5 MW, afin d’alimenter tout Mwenga, Kamituga, Kitutu jusqu’à Kibe», a-t-elle conclu.
Quant à la Chargée d’affaires de l’ambassade tchèque en RDC, elle a affirmé être à l’ARE pour accompagner la société CRE SEKO qui a demandé une autorisation pour pouvoir produire de l’électricité et fournir celle-ci à une zone très reculée de la RDC et pour aider les populations et montrer aussi l’ingénierie des compagnies tchèques qui sont spécialisées dans la technologie des centrales hydroélectriques.
« Nous attendons le décret interministériel pour qu’il commence à fonctionner normalement. Les travaux ont déjà commencé, l’installation a été faite et il faut simplement une régulation par rapport au gouvernement parce que la société doit respecter les lois du pays. Tout a été installé, il y a en ce moment des machines qui sont en train d’arriver pour augmenter un peu plus la production de l’électricité de la société, qui est à un niveau plus bas, mais qu’on espère relever jusqu’à 5 mégawatts », a-t-elle indiqué.














