Au siège de l’ONU à New-York : Dr Sandrine Mubenga plaidepour la cessation de la guerre en RDC pour la promotion des femmes et des fille des science

fois souhaitable et possible. Je crois que nous pouvons tous contribuer en tant qu’individus et en
tant que collectifs pour y parvenir… ». « Je crois au pouvoir des femmes », a-t-elle argué.

Participant du 8 au 9 février 2024 à la 9ème Assemblée de la Journée internationale des
femmes et des filles de science, organisée au siège des Nations-Unies, à New-York, Docteur
Sandrine Mubenga a fait un plaidoyer en faveur de la cessation de la guerre en RDC.
L’humanité célèbre ce 11 février 2024 la Journée internationale des femmes et des filles de science
sous le thème : « Les femmes et les filles dans le leadership scientifique – Une nouvelle ère pour la
durabilité ».
Invitée à faire son allocution lors de la 9ème Assemblée, organisée pendant deux jours en prélude
de cette journée dont le but est de favoriser et accroître la participation des femmes et des filles
dans les domaines scientifiques, Docteur Sandrine Ngalula Mubenga, fondatrice des Initiatives en
science, technologie, ingénierie et mathématique en République démocratique du Congo (STEM
DRC), ne s’est pas faite prier pour attirer l’attention de l’opinion sur la guerre qui empêche les
femmes et les filles congolaises d’exceller dans la science.
En raison de cette guerre, a-t-elle relevé, les femmes et les filles en particulier sont victimes de
violences. « Cela doit cesser », a-t-elle lancé avant de pointer la cause des tueries : « La RDC
contient plus de 60% des réserves mondiales de cobalt, elle contient du coltan, de l’or, du
diamant… A cause de ces minerais, plus de dix millions de Congolais sont morts et continuent de
mourir ».
Devant des dirigeants, des expertes scientifiques du monde entier, des responsables gouvernementaux de haut niveau, des représentantes d’organisations internationales et du secteur privés réunis pour discuter du rôle des femmes dans les domaines de la science, la patronne de STEM DRC a aussi parlé des prouesses réalisées au Congo tant du point de vue de la recherche que de la production scientifique.

Les efforts sont consentis, malgré tout

L’agression rwandaise dont la RD Congo est victime, toutefois, n’a pas empêché Docteur Sandrine Ngalula de souligner les efforts que ne cesse de consentir le gouvernement dans le but de promouvoir la femme et la jeune fille.
Le 25 novembre 2021, a-t-elle rappelé, le Président Félix Tshisekedi, alors président de l’Union
africaine, avait avec ses pairs de cette organisation continentale appelé à une action en faveur de
la masculinité positive afin de mettre fin à la violence contre les femmes et les filles. En 2022, soit
une année après, a-t-elle renchéri, la déclaration faite à Kinshasa a été adoptée et le sommet a
aussi désigné le Président Tshisekedi comme le champion de la masculinité positive. « Il s’agit de
montrer que la RDC croit aux contributions que les femmes et les filles apportent à la société », a-telle conclu avant d’enchaîner : « Depuis, la RDC a déployé de gros efforts pour promouvoir les
femmes et les filles, éradiquer les violences basées sur le genre et promouvoir leur autonomie financière ».

Initiative STEM RDC et son impact sur le terrain

Profitant de la tribune lui offerte, Docteur Sandrine Mubenga Ngalula a mis en exergue le travail que STEM DRC abat sur le terrain depuis sa création, tant au niveau privé que gouvernemental. « Nous croyons que les connaissances en sciences,technologie, ingénierie et mathématiques (STEM) constituent une base solide pour que les femmes puissent apporter leur contribution à la société », a-t-elle affirmé.
Professeure en génie-électrique et spécialiste en énergie renouvelable dont le système photovoltaïque, elle a expliqué les différentes initiatives prises dans le domaine de la science avec STEM RDC, leurs impacts particulièrement dans l’entreprenariat, la recherche, le partenariat avec d’autres ONG…


En guise d’illustration, elle a évoqué la construction en RD Congo de deux prototypes de respirateurs, en réponse au Covid 19. Pour pallier au manque d’oxygène, STEM RDC a en effet initié et mis en œuvre un projet de production locale d’oxygène en partenariat avec la Banque mondiale et l’Université de Loyola. Huit usines d’oxygène ont été ainsi installées au Congo, lesquelles produisent 22 000 litres d’oxygène par jour jusqu’aujourd’hui. Entre autres, elle a indiqué que la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi, fondée par la Première Dame de la RDC, Mme Denise Nyakeru Tshisekedi, a tendu la main à 4 485 jeunes Congolais dans le cadre d’une campagne de promotion des STEM. « La Fondation a divers partenaires tels que STEM RDC et ONU Femmes », a-t-elle précisé.


De même, Docteur Sandrine Ngalula a fait savoir qu’Investing in People, une organisation à but non lucratif fondée par Mme Raissa Malu, en partenariat avec le Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, le Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique, organise depuis sa première édition en 2014, la Semaine de la Science et de la Technologie. A l’aide des chiffres, elle a démontré comment plusieurs milliers de personnes sont formées en STEM.


C’est par une citation du Docteur Denis Mukwege, chirurgien congolais et Prix Nobel de la Paix 2018, qu’elle a conclu son discours : « Je prie tous les jours pour l’avenir de mon pays et de ma région. Je rêve d’une société dans laquelle nos mères seraient reconnues comme héroïnes, dans lesquelles les filles nées dans notre aile de maternité sont célébrées tout autant que les garçons, et dans laquelle les femmes grandissent sans craindre la violence. […] Je crois que tout cela est à la fois souhaitable et possible. Je crois que nous pouvons tous contribuer en tant qu’individus et en tant que collectifs pour y parvenir… ». « Je crois au pouvoir des femmes », a-t-elle argué.