Dans le cadre de la 9ᵉ édition de la Semaine Française de Kinshasa (22–24 avril 2026) au Pullman Grand Hôtel, sous le thème « RDC–France : Perspectives partagées », la session énergie a réuni acteurs publics et privés autour des enjeux de l’électrification en RDC.
Un potentiel énergétique majeur
En ouverture, le Professeur Jean-Marie Beya Kamba, Président du Conseil d’Administration de l’ARE et Doyen de l’UNIKIN, a rappelé l’ampleur du potentiel énergétique national, estimé à plus de 100 000 MW en hydroélectricité, complété par un fort potentiel solaire.
Malgré cela, le taux d’accès à l’électricité reste d’environ 20 %, et inférieur à 5 % en milieu rural, confirmant l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des projets.
La vision à l’horizon 2040 repose sur la production massive, la décentralisation énergétique, la modernisation des infrastructures et le renforcement du cadre réglementaire.

Une réforme en consolidation
Me Pascal Tshimbalanga, Directeur Juridique de l’ARE, a rappelé les avancées du cadre légal depuis 2014 :
- ouverture à la concurrence du secteur électrique,
- renforcement du rôle de régulation de l’ARE,
- simplification des procédures d’accès au marché,
- amélioration de la lisibilité juridique pour les investisseurs.
Il a insisté sur la nécessité de renforcer l’appropriation des outils réglementaires par les opérateurs à travers une vulgarisation accrue.
Clôture : un secteur ouvert et porteur d’opportunités
En clôture, Marco Kuyu, Directeur Général Adjoint de l’ARE, a rappelé que le secteur électrique congolais est aujourd’hui ouvert et porteur d’opportunités concrètes.
Il a souligné que le cadre réglementaire actuel permet déjà l’investissement et la structuration de projets dans plusieurs segments du secteur.
Il a néanmoins appelé à :
- une meilleure structuration des projets par les opérateurs privés,
- un dialogue technique renforcé avec le régulateur,
- et une clarification des attentes entre institutions et investisseurs.
Synthèse des échanges
Les différentes interventions ont convergé vers un constat partagé : la RDC dispose d’un potentiel énergétique considérable et d’un cadre de réformes déjà engagé, mais l’enjeu central reste la transformation effective des ambitions en projets structurés, bancables et exécutés.
La réussite de cette transition repose désormais sur une meilleure appropriation des outils réglementaires, une structuration plus rigoureuse des projets, et une coopération renforcée entre l’État, le régulateur et le secteur privé.





